La vocation : un appel de Dieu

Le Bon Pasteur

Le Pape Léon XIV a retenu comme thème pour la journée mondiale des vocations : « la découverte intérieure du don de Dieu »

Les appels de Dieu sont nombreux et concernent, dans l’Ancien Testament comme dans le Nouveau, soit un appel collectif, soit un appel personnel.

Entendre Dieu me parler, ce n’est pas anodin, ni facile en soi. Il faut du silence, la paix du cœur, pour favoriser cette écoute. La prière dans sa vie et écouter Dieu me parler au cœur. Parfois ce sont des personnes qui peuvent aussi nous interpeler. 

Je me souviens de cet homme de 40 ans qui encadrait un camp d’ados avec un prêtre. Un soir, dans la détente, le prêtre lui pose une simple question : « Lionel, as-tu pensé à être prêtre ? » C’était, m’a-t-il dit dans sa réponse, la première fois qu’on lui posait la question. J’ai appris plus tard que cet homme, après quelques années d’accompagnement, s’était engagé. Il avait répondu à l’appel du Seigneur. Il faut du temps pour murir un appel.

Mais répondre à un appel, c’est passer par une quête de soi, la découverte de l’appel d’un « AUTRE ». Car c’est Dieu qui agit en premier. L’important dans un appel du Seigneur, c’est de passer du « je veux faire quelque chose pour Dieu » à, « Seigneur que veux-tu que je fasse ? ». 

Une vocation, c’est quelque chose qui mûrit au fur et à mesure que se déroule notre existence, quelque chose qu’on ne comprendra vraiment qu’à la fin, quand nous relirons toute notre vie avec Dieu et qu’il nous expliquera lui-même tout ce que nous n’avions pas compris en chemin.

Tout appel est un appel à AIMER. On apprend à aimer pour l’autre, et non pas pour soi ; à avoir de la distance par rapport à ses propres affections et à les gérer. Pour cela il y a des critères de discernement, à savoir :

  • La paix intérieure
  • Le rapport à la prière et à la Parole de Dieu
  • Le regard des autres
  • Le principe de réalité
  • La décision personnelle après un accompagnement spirituel.

Prier pour les vocations, c’est demander au Seigneur d’ouvrir les cœurs, d’hommes et de femmes afin qu’ils répondent généreusement à son appel, à le servir dans la Vie Religieuse ou Sacerdotale, de maintenir la foi vivante et garder une mémoire pleine de gratitude du Christ ressuscité et vivant qui agit toujours.

Que ce mois de Mai où nous honorons Marie, soit pour chacun et chacune un regard d’amour sur tous ceux et toutes celles qui entendent un « Appel ».

Père Francis LOISEL