Cette semaine a lieu notre retraite paroissiale de carême. Nous allons demander au Seigneur de nous renouveler dans l’espérance : fortifiés par l’espérance, nous pourrons envisager le futur avec confiance, et nous serons plus courageux pour vivre le quotidien dans l’amour et la charité.
En cette première journée du lundi, nous allons essayer de vivre un temps personnel de préparation. Ce temps peut être vécu individuellement, en couple, dans un petit groupe.
Je choisis de prendre dans la journée un moment de calme et de silence, une demi-heure ou davantage.
Je me mets en présence de Dieu, je demande l’aide du Saint Esprit pour qu’il me guide et m’éclaire, et je me confie à la Vierge Marie, mère de l’Espérance.
Je vais méditer sur quelques textes. Je les lis calmement et me laisse nourrir par ces paroles :
De la lettre du pape François « L’espérance en déçoit pas », n° 19
Trop souvent aujourd’hui, les hommes s’abîment dans le désespoir. Nous, en revanche, en vertu de l’espérance dans laquelle nous avons été sauvés, en regardant le temps qui passe, nous avons la certitude que l’histoire de l’humanité, et celle de chacun, ne se dirige pas vers une impasse ou un abîme obscur, mais qu’elle s’oriente vers la rencontre avec le Seigneur de gloire. Vivons donc dans l’attente de son retour et dans l’espérance de vivre pour toujours en Lui. C’est dans cet esprit que nous faisons nôtre l’émouvante invocation des premiers chrétiens, par laquelle se termine l’Écriture Sainte : « Viens, Seigneur Jésus ! » ( Ap 22, 20).
Lettre aux Hébreux 6,18-19
Dieu s’est ainsi engagé doublement de façon irrévocable et il est impossible que Dieu ait menti. Cela nous encourage fortement, nous qui avons cherché refuge dans l’espérance qui nous était proposée et que nous avons saisie. Cette espérance, nous la tenons comme une ancre sûre et solide pour l’âme ; elle entre au-delà du rideau, dans le Sanctuaire où Jésus est entré pour nous en précurseur.
Lettre de Paul aux Romains, 12, 11-12
Ne ralentissez pas votre élan, restez dans la ferveur de l’Esprit, servez le Seigneur, ayez la joie de l’espérance, tenez bon dans l’épreuve, soyez assidus à la prière.
Je me pose ensuite quelques questions :
· Est-ce que j’ai le sentiment de vivre dans un climat d’espérance, malgré les difficultés et incertitudes de la vie ?
· Qu’est-ce qui m’aide à garder l’espérance ?
· Quels sont les domaines concrets de ma vie où je sens que j’ai besoin d’être fortifié dans l’espérance ? Je les confie au Seigneur en lui demandant son aide. Je peux utiliser les mots suivants du psaume 26 :
Ne me laisse pas, ne m’abandonne pas, Dieu, mon salut !
Si mon père et ma mère m’abandonnent,
le Seigneur me reçoit.
Enseigne-moi ton chemin, Seigneur,
conduis-mi par des routes sûres,
malgré ceux qui me guettent.
J’en suis sûr, je verrai les bontés
du Seigneur sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. »
Je termine par une prière pour les fruits de cette retraite. Je pourrai la dire chaque jour de la semaine :
Prière pour la retraite paroissiale
Seigneur, merci pour ce temps de Carême et merci pour cette retraite paroissiale.
Je veux l’accueillir comme un temps de grâce dans lequel tu vas nous visiter dans ta bonté de Père.
Je crois que tu peux me fortifier dans la foi, l’espérance et l’amour.
Je reconnais ma petitesse et ma fragilité, mais je veux m’appuyer sur toi avec confiance.
Garde-moi de toute crainte et de tout découragement. Sois ma force et mon appui.
Je te demande de bénir ma famille et mes proches, et de bénir toute notre communauté paroissiale, qu’elle puisse être un lieu de foi et de charité.
Que dans notre monde inquiet nous puissions êtres des témoins de l’espérance, et communiquer autour de nous la flamme de l’espérance que tu nous donne par ton Évangile. Par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.
Notre Père.
Je vous salue Marie.
Gloire au Père.
