{"id":475,"date":"2025-01-13T09:00:19","date_gmt":"2025-01-13T08:00:19","guid":{"rendered":"https:\/\/paroisse-auray-pluneret.fr\/?p=475"},"modified":"2025-01-14T18:02:34","modified_gmt":"2025-01-14T17:02:34","slug":"histoire-des-cloches-de-saint-gildas-cloches-carillonnez","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/paroisse-auray-pluneret.fr\/index.php\/2025\/01\/13\/histoire-des-cloches-de-saint-gildas-cloches-carillonnez\/","title":{"rendered":"Histoire des cloches de Saint Gildas : cloches carillonnez\u00a0!"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-right has-small-font-size\"><em>Extraits d\u2019un article de Louis Mass\u00e9, paru en 1999 dans le bulletin paroissial L\u2019ECHO DU GRAND AURAY<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">A la demande des Ducs de Bretagne, les moines de l&rsquo;Abbaye de Rhuys avaient \u00e9difi\u00e9 \u00e0 Auray un prieur\u00e9 qu&rsquo;ils avaient plac\u00e9 sous la protection de Saint Gildas leur p\u00e8re. Ce prieur\u00e9 comportait, nous dit\u00adon, \u00e9glise, cloitre et demeure.<br>Les archives paroissiales, qui ne remontent gu\u00e8re au-del\u00e0, nous apprennent, qu&rsquo;en l&rsquo;an 1613, on se vit contraint de remplacer, dans la tour de la chapelle prieurale, \u00ab\u00a0une grande cloche qu&rsquo;on disait alors fort us\u00e9e et l&rsquo;une des plus belles et des meilleures de la province\u00a0\u00bb. Cette cloche fut plac\u00e9e, en 1617, dans la tour de la chapelle Notre Dame de Bethleem, situ\u00e9e tout \u00e0 c\u00f4t\u00e9, sur la plaine, \u00ab\u00a0sous la condition que le profit des sons soit partag\u00e9, de moiti\u00e9 entre Notre Dame et Saint Gildas\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1620, l&rsquo;\u00e9glise prieurale mena\u00e7ant ruine, on d\u00e9cide de la d\u00e9truire et de construire a la m\u00eame place, une grande \u00e9glise neuve, celle que nous voyons encore aujourd&rsquo;hui, et qui, non encore achev\u00e9e, sera consacr\u00e9e le 22 septembre 1641.<br>En 1663, la tour de cette nouvelle \u00e9glise Saint Gildas \u00e9tant enfin termin\u00e9e, on y monte \u00ab\u00a0deux cloches, dont l&rsquo;une, la plus grosse, fut refondue en 1706\u2026 c&rsquo;\u00e9tait celle plac\u00e9e en 1613 en remplacement de la grande cloche fort us\u00e9e.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>R\u00e9volution<\/strong><br>Ayant \u00e0 faire face \u00e0 des difficult\u00e9s de tr\u00e9sorerie, l&rsquo;Assembl\u00e9e L\u00e9gislative avait d\u00e9cid\u00e9, le 22 avril 1792, de r\u00e9quisitionner toutes les cloches des \u00e9glises et chapelles du royaume. On avait en effet un tr\u00e8s grand besoin de bronze tant pour les canons de l&rsquo;arm\u00e9e que pour la frappe des menues monnaies. II fallait, en principe, l&rsquo;avis des conseils des communes et des d\u00e9partements, En principe aussi, la collectivit\u00e9 devait r\u00e9cup\u00e9rer les 2\/3 de la valeur du poids des cloches pour ses \u0153uvres sociales. L&rsquo;historien Corbin \u00ad nous dit Lemarie \u00ad avance que plus de 100 000 cloches furent ainsi fondues durant la R\u00e9volution.<br>A Auray, et dans tout le district, les cloches furent ainsi descendues des beffrois. On les entreposa dans la cour donnant acc\u00e8s \u00e0 la \u00ab\u00a0ci devant chapelle de la congr\u00e9gation des hommes\u00a0\u00bb de la rue du Lait.<br>Un certain nombre de ces cloches \u00e9chapp\u00e8rent \u00e0 la fonderie et, le 2 Germinal An IX, elles furent mises en adjudication au profit de la Nation. L&rsquo;une d&rsquo;elles fut achet\u00e9e par un Alr\u00e9en qui, au lendemain du Concordat, l&rsquo;offrit \u00e0 la fabrique de Saint Gildas. Or, cette petite cloche provenait de l&rsquo;\u00e9glise du Palais \u00e0 Belle \u00adIle \u00aden \u00adMer\u2026 Le 12 mai 1811, le marguillier et le maire du Palais r\u00e9clam\u00e8rent leur bien, d&rsquo;abord par l&rsquo;interm\u00e9diaire de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque puis par celui du sous-pr\u00e9fet. L&rsquo;affaire traina de mois en ann\u00e9es sans jamais aboutir\u2026 la cloche continuait de sonner au clocher de Saint Gildas, jusqu&rsquo;\u00e0 ce jour du 1er novembre 1819 ou elle se f\u00eala.<br><strong>Toussaint 1819<\/strong><br>II faut se rendre \u00e0 l&rsquo;\u00e9vidence, la petite cloche est cass\u00e9e. On se propose de la faire refondre et d&rsquo;en acheter une troisi\u00e8me, \u00ab\u00a0pour embellir la sonnerie\u00a0\u00bb. L&rsquo;adjudication pour la fourniture des deux nouvelles cloches eut lieu le 7 novembre en faveur de Monsieur Chatel de Vannes : il fournirait ces cloches a raison de 1 F85 la livre, il paierait la cloche cass\u00e9e \u00e0 raison de 1 F 50 ; de plus, Monsieur le Cur\u00e9 (G. Dehayes) ayant demand\u00e9 a ses paroissiens de remettre \u00e0 la sacristie les vieux cuivres qu&rsquo;ils poss\u00e9daient, l&rsquo;adjudicataire ach\u00e8terait \u00ab\u00a0cette vieille mati\u00e8re de cuivre au prix de 1 F la livre\u00a0\u00bb.<br>Le beffroi de Saint Gildas se voyait ainsi garni d&rsquo;un beau carillon de trois cloches : la plus grosse de 2200 livres, la moyenne de 1400 livres, la plus petite de 800 livres.<br>On n&rsquo;a aucune trace du jour de la livraison et de la b\u00e9n\u00e9diction des cloches. On sait seulement que \u00ab\u00a0les propositions de parrainage furent tr\u00e8s nombreuses et qu&rsquo;un g\u00e9n\u00e9reux donateur offrit \u00e0 la fabrique la somme de 800 F. On signale \u00e9galement \u00e0 la date du 1er mai 1821 que, lors de la derni\u00e8re r\u00e9union du conseil de fabrique pr\u00e9sid\u00e9 par le P\u00e8re Deshayes, il fut annonc\u00e9 que les parrains et marraines des cloches avaient fait une offrande de 1 200 F, et que le produit de la cloche cass\u00e9e et \u00ab\u00a0des vieilles mati\u00e8res de cuivre\u00a0\u00bb remis au fondeur avait rapport\u00e9 952 F. Quant au prix d\u00e9bours\u00e9 pour l&rsquo;achat des cloches, de la charpente neuve et de l&rsquo;installation du carillon dans la tour, il s&rsquo;\u00e9levait \u00e0 la somme de 4 792,15 F.<br><strong>1827-1833<\/strong><br>Pour r\u00e9pondre \u00e0 la demande des marins qui se plaignent de n&rsquo;avoir plus d&rsquo;amer pour naviguer dans le golfe du Morbihan (suite \u00e0 la d\u00e9molition de la tour de Notre Dame), Monsieur Martin, Maire d&rsquo;Auray \u00ab\u00a0annonce son projet d&rsquo;exhausser la Tour de Saint Gildas de 25 \u00e0 30 pieds\u00a0\u00bb. Il avait pr\u00e9vu une participation financi\u00e8re de la fabrique, une subvention du Minist\u00e8re des Cultes, et les secours des Ponts et Chauss\u00e9es. Le Conseil Municipal avait aussi d\u00e9sign\u00e9 un architecte, Monsieur Lusseau de Lorient, et les travaux avaient \u00e9t\u00e9 adjug\u00e9s \u00e0 Messieurs Kergoustin et Echebard. Le 30 mai 1831 on r\u00e9ceptionnait les travaux.<br>On s&rsquo;aper\u00e7ut rapidement que la surcharge \u00e9tait trop forte : la base du clocher se l\u00e9zardait. On dut d\u00e9molir une partie de la tour et reprendre la reconstruction le 5 d\u00e9cembre de la m\u00eame ann\u00e9e.<br>Durant tous ces travaux, les cloches avaient \u00e9videmment \u00e9t\u00e9 descendues. Bient\u00f4t les paroissiens s&rsquo;impatient\u00e8rent ce qui conduisit le Cur\u00e9, Monsieur Caudahl \u00e0 intervenir aupr\u00e8s de la Mairie \u00ab\u00a0pour demander que l&rsquo;on remette \u00e0 la fabrique les mat\u00e9riaux provenant de la d\u00e9molition de la tour, ce qui fut accept\u00e9, et permit de r\u00e9tablir une sonnerie provisoire\u00a0\u00bb.<br><strong>1869<\/strong><br>Sous le rectorat de Monsieur l&rsquo;Abb\u00e9 Le Goueff, le 13 f\u00e9vrier 1869, deux nouvelles cloches sont b\u00e9nies par Monseigneur l&rsquo;Ev\u00eaque de Vannes, (il faut croire que les bronzes de 1819 \u00e9taient de bien pi\u00e8tre qualit\u00e9 !!). Elles proviennent de la fonderie de Monsieur Viel \u00e0 Villedieu-les-Po\u00eales, et elles portent, marqu\u00e9es dans l&rsquo;airain, les noms de leurs parrains et marraines : Monsieur Le Boulaire et Madame Joseph Martin.<br>Monsieur Ch. Guyot de Salins et Madame Blayet de Kerouart, des parrains et marraines qui se sont montr\u00e9s fort g\u00e9n\u00e9reux, offrant \u00e0 la paroisse \u00ab\u00a0des ornements en drap d&rsquo;or qui serviront aux grandes f\u00eates\u00a0\u00bb.<br>Le c\u00e9r\u00e9monial de la b\u00e9n\u00e9diction des cloches a \u00e9t\u00e9 suivi par une foule imposante de fid\u00e8les. Ils ont ainsi pri\u00e9 avec l&rsquo;\u00e9v\u00eaque tandis qu&rsquo;il proc\u00e9dait au lavage des cloches, en dedans et au dehors avec de l&rsquo;eau b\u00e9nite, pendant les onctions qu&rsquo;il y dessinait : 7 croix dessus avec l&rsquo;huile des malades, 4 croix \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur avec le saint chr\u00eame, pendant qu&rsquo;il les encensait longuement toujours dessus et dedans, les sanctifiant et les consacrant au nom du P\u00e8re, du Fils et du Saint Esprit, terminant la c\u00e9r\u00e9monie en les \u00ab\u00a0faisant parler\u00a0\u00bb par trois fois, suivi en cela par les parrains et marraines. Rien de surprenant qu&rsquo;on ait donn\u00e9 \u00e0 ce m\u00e9morial par analogie le nom de \u00ab\u00a0bapt\u00eame des cloches\u00a0\u00bb.<br>A la fin de la c\u00e9r\u00e9monie, Monseigneur, pour t\u00e9moigner de son assistance \u00e0 la paroisse, a tenu \u00e0 faire lui-m\u00eame la qu\u00eate ; une qu\u00eate qui a rapport\u00e9 la somme cons\u00e9quente de 600 F, soit pr\u00e8s de la moiti\u00e9 de la d\u00e9pense.<br><strong>1894<\/strong><br>Le beffroi menace ruine (le beffroi n&rsquo;est pas seulement une tour, c&rsquo;est aussi un terme de charpenterie qui d\u00e9signe l&rsquo;assemblage des \u00e9normes poutres de bois auquel les cloches sont suspendues). Monsieur le Cur\u00e9 Le Bail interdit de donner la grande cloche. La ville envoie deux ouvriers, Messieurs Coppens et Cadudal qui changent les pi\u00e8ces d\u00e9fectueuses. Un \u00ab\u00a0travail qui dure deux mois durant lesquels nous n&rsquo;avons qu&rsquo;une cloche\u00a0\u00bb.<br><strong>1998<\/strong><br>Et la vie continue\u2026 Les ann\u00e9es ont pass\u00e9. Pr\u00e8s de cent ans apr\u00e8s ce dernier avatar, en f\u00e9vrier 1998, l&rsquo;histoire recommence. Une nouvelle fois il faut revoir la charpenterie du beffroi de Saint Gildas : une poutrelle m\u00e9tallique menace de se rompre. Une nouvelle fois il faut interrompre les carillons !<br>Avant d&rsquo;entreprendre toute r\u00e9paration, la Mairie doit attendre l&rsquo;avis des monuments historiques car l&rsquo;\u00e9glise est maintenant class\u00e9e dans sa totalit\u00e9. D\u00e8s l&rsquo;accord des architectes et sit\u00f4t obtenu l&rsquo;arr\u00eat\u00e9 attributif des subventions, la municipalit\u00e9 diligente la maison Mass\u00e9 des C\u00f4tes d&rsquo;Armor, qui m\u00e8ne \u00e0 bien la r\u00e9paration sous la direction de Monsieur Le Roux, Ing\u00e9nieur, directeur des Services Techniques de la ville.<br>Que tous soient chaleureusement remerci\u00e9s. Et que les Alr\u00e9ens chantent en ces jours de f\u00eates de No\u00ebl et du jour de l&rsquo;an, avec la voix des cloches de notre carillon retrouv\u00e9e, en leurs trois tonalit\u00e9s du La &#8211; Do &#8211; Fa : \u00ab\u00a0Gloire \u00e0 notre Dieu dans les cieux, et paix sur la terre, aux hommes, \u00e0 tous les hommes qu&rsquo;il aime avec une infinie tendresse ! \u00ab\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Extraits d\u2019un article de Louis Mass\u00e9, paru en 1999 dans le bulletin paroissial L\u2019ECHO DU GRAND AURAY A la demande des Ducs de Bretagne, les moines de l&rsquo;Abbaye de Rhuys avaient \u00e9difi\u00e9 \u00e0 Auray un prieur\u00e9 qu&rsquo;ils avaient plac\u00e9 sous la protection de Saint Gildas leur p\u00e8re. 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